Mon premier voyage avec ma trottinette c’était super

hoverboard

À mon entrée au lycée, j’étais officiellement propriétaire d’une trottinette électrique. Pour moi qui ne voulais jamais aller aux cours en voiture, c’était une belle avancée. Cet événement venait donner un coup de pouce à la lutte écologique que je menais depuis plusieurs années.

Mes prédispositions écologiques

En effet, j’ai toujours cassé les pieds à mes parents sur les questions écologiques. Mon père adorait les 4×4 et je ne cessais de lui dire que c’était les voitures les plus polluantes de la planète. À l’époque, il avait dû me prendre un vélo et m’inscrire dans une école non loin de la maison, car je refusais de monter dans sa voiture pour l’école. Mes frères en faisaient un chou gras.

Ma mère, elle aussi, n’était pas épargnée. Chaque fois qu’elle devait faire les courses, j’insistais pour qu’on y aille à deux à vélo. « C’est plus rapide en voiture, Marcel », me répétait-elle sans cesse. À vrai dire, elle n’avait jamais pu trouver d’autres parades à mes assauts. Les fois où elle ne cédait pas, elle y allait en douce sans me mettre au courant.

Dans tous les cas, j’étais ravi d’avoir un outil de déplacement moderne. Ça changeait énormément de mon vélo. J’ai quand même attendu la fin de la semaine pour faire ma première expérience avec ma trottinette toute neuve.

Je l’ai d’ailleurs trouvé sur le site wheeled.fr

Mon apprentissage

Il fallait que je me familiarise avec l’engin avant de m’aventurer au-dehors. Nous vivions dans une rue tranquille sans grand trafic que j’ai transformée en terrain d’entrainement. J’ai dû d’abord lire le manuel entier et assimiler certaines notions comme : guidage, freinage, motorisation, alimentation électrique, fonction pliage, etc. Si elle m’était déjà familière à cause de mon vélo, une trottinette, c’était une tout autre affaire.

Tant bien que mal, j’ai réussi à faire mes débuts. Pour une première expérience, j’avais quand même pu faire 500 bons mètres sans flancher. J’avais plus de problèmes freinage qu’autre chose. Mais, en un week-end plein, j’étais devenu le roi de la trottinette. Ça changeait complètement du vélo : c’était plus rapide donc plus pratique. Je faisais deux fois moins d’efforts alors que j’allais trois fois plus vite. C’était tout simplement formidable. Le lundi qui suivit ce week-end, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de m’y mettre sérieusement.

Ma première expérience à la trottinette

C’était mon premier lundi sans vélo. J’avais tout mon arsenal de sécurité et c’est avec une grande fierté que j’ai dévalé les pistes de mon quartier vers l’école. Ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, c’était la réaction des gens dans la rue. Il était fasciné pour mon appareil. Avec le blanc immaculé de mon engin, passer inaperçu était impossible. Je savourais intrinsèquement une sorte de petite victoire qui se traduisait par un large sourire. Mes frères avaient beau avoir les derniers gadgets à la mode, ils passaient à côté d’une expérience inédite. Ce quart d’heure a semblé être une heure tant je prenais mon temps. Le clou du spectacle était mon arrivée au lycée. Tous mes potes étaient en extase et j’étais devenu la star. J’étais passé du statut de Marcel, le ringard à Marcel, le branché. J’avoue que cette cote de popularité a été ce qui m’a donné plus goût à la trottinette.

 

Ma trottinette électrique, mon coup de pouce pour la planète

trottinette adulte

Du haut de mes 17 années, j’étais engagé dans les causes écologiques depuis le collège. Avec mon entrée au lycée, mon engagement est monté d’un cran. Mes résultats scolaires m’ont ouvert les portes de la crédibilité.

j’ai intégré du comité du lycée. Ma carrière de délégué m’a hissé à un rang qui me permettait d’être plus influent et de faire adopter certaines mesures écologiques comme le tri des poubelles, ou la lutte contre le gaspillage alimentaire. Dans ma position, la trottinette était le meilleur moyen de montrer davantage mon engagement dans ce sens.

Chronique un combat écologique

En dépit du Malus écologique, de nombreux constructeurs ont beaucoup de mal à concilier leurs ambitions technologiques avec les impératifs écologiques. Les voitures sont de plus en plus nombreuses sur les routes avec une montée en puissance des gaz à effet de serre. Le fait que certaines grandes marques se tournent vers l’alternative des voitures hybrides, ou complètement électriques, montre leur engagement à la cause. Mais il n’en demeure pas moins que plusieurs millions de voitures polluantes circulent dans toutes les grandes villes du monde.

Par contre j’aime bien l’exemple de l’Allemagne qui est à fond dans les remorques enfant. C’est vraiment super pratique et écologique pour transporter des enfants en ville ou à la campagne. Si vous ne savez pas de quoi je parle allez regarder sur remorque-enfant.com.

Certains pays ont compris l’urgence de la situation et se sont mis au travail depuis fort longtemps. Au Canada, de nombreuses personnes ont déjà adopté le vélo comme moyen de transport. À cet effet, un tout nouveau concept appelé « vélotaf » prend de plus en plus de l’ampleur. Il consiste à se rendre au boulot au travail à vélo, d’où le terme.

Par ailleurs, les gouvernants locaux  donnent, eux aussi, plus d’importance à la place des cyclistes dans le trafic local. Mais pendant ce temps, d’autres sont encore à la traine, ne facilitant pas l’engagement des citoyens engagés. Les choses sont peut-être plus faciles dans les campagnes dont les routes se prêtent plus au jeu. L’apparition de la trottinette peut renverser la donne.

La trottinette, l’appareil écologique par excellence

La trottinette est venue effacer les défauts  du vélo. En effet, qu’elle soit électrique la rend deux fois plus rapide que le vélo. De plus, sa forme très caractéristique à la frontière entre le vélo et le skateboard lui donne un franc succès.

Elle fonctionne grâce à un moteur à qui elle doit sa motricité et une batterie en lithium-ion qui s’occupe de l’autonomie. Plus le moteur est puissant, plus vite roule l’engin. Quant à l’autonomie, plus elle est élevée  et plus longtemps roule la voiture. Le poids de l’appareil dépend également de ses deux éléments, même s’il peut porter jusqu’à 100 kg pour les modèles résistants. Lorsque la batterie est faible, il suffit de brancher l’appareil sur secteur et le tour est joué.

Il n’y a ni carburant à acheter ni émission de gaz  à effet de serre. Avec ces informations, je sais que rouler à la trottinette me permet d’apporter mon grain  de sel à ce qui semble être un combat perdu d’avance. Peut-être que je pourrai convaincre, par mon exemple, quelques-uns de mes copains à se mobiliser pour la bonne cause.

 

Voici comment j’ai pris goût à la trottinette électrique

Après une première expérience des plus enrichissantes, j’étais plus que décidé à continuer avec la trottinette. Le vélo, c’était de l’histoire ancienne. À mon âge, on a le goût de l’aventure et la trottinette m’en donnait la possibilité.  Au début, il m’a fallu du temps pour m’habituer à conduire cet appareil qui s’apparente au vélo tout en ressemblant au skateboard dans la pratique. Avec ma première expérience, la côte que j’ai connue à booster ma popularité. Mais c’est une série d’événements qui va réellement me faire prendre goût à la trottinette.

Ma campagne pour le poste de délégué

Depuis le collège, j’étais un garçon plutôt influent. Dans chacune de mes classes, je briguais souvent le poste de responsable. Dans la plupart des cas, j’ai réussi à me faire élire, sauf en 4e. Maintenant que j’étais au lycée, je pouvais prétendre au poste de délégué pour avoir plus de chance que mon discours écologiste porte ses fruits. Mon cercle d’influence quitterait ma classe de 40 élèves pour un établissement de près de 5000 élèves et collégiens.

Ma campagne avait commencé bien avant que mon père ne m’achète cette trottinette. Avec la cote que j’ai eue la première fois, ma popularité a grimpé en flèche. J’avais désormais un terreau fertile dans lequel planter ma graine, étant moi-même à l’image de mon discours. Ce facteur a été plus que déterminant dans ma campagne. L’événement suivant me donnera encore plus d’engagements à ma cause.

La crise du transport

Lorsque la loi « travail » a provoqué la polémique, les choses sont allées un peu loin. Les responsables syndicaux ont poussé de nombreux travailleurs à entrer en grève et le secteur le plus touché était les transports. Non seulement les métros étaient bloqués, mais en plus les pompistes en avaient rajouté une couche. Ceux qui n’avaient pas de voiture avaient plus de mal à se déplacer et ceux qui avaient une voiture n’avaient pas de quoi la rouler.

Pourtant, personne n’a osé toucher à l’électricité ; et quand on sait que la trottinette est un appareil électrique, le lien peut être rapidement établi. Plus les gens avaient du mal à se déplacer, plus j’étais ravi d’avoir une trottinette. J’entendais mes parents se plaindre chaque soir de cette crise du carburant et je ne me sentais pas du tout concerné par le débat. Mes frères qui dépendaient de la voiture des parents pour se rendre au cours en étaient arrivés à m’envier.

Je voyais mes parents surveiller les heures de ravitaillement des pompes et calculer leur itinéraire pour faire le moins de déplacement possible. C’en était presque ironique. Au fond de moi, je me disais qu’il s’agissait d’un avant-goût de ce qui attendait les millions d’automobilistes dans le monde qui continuait de rouler dans leurs voitures à carburant fossile. Lorsque la terre aura donné tout ce qu’elle avait comme pétrole, cette petite crise locale prendrait une proportion mondiale. Seuls les propriétaires d’engins autonomes comme le mien pourront se déplacer chaque jour sans s’inquiéter. Cette analyse renforça davantage mon engagement écologique et m’a permis de vraiment prendre gout à la trottinette

 

Le moyen de déplacement du futur

gyropode

Si vous pensez que la trottinette est gadget pour adolescent, vous ferez mieux d’être plus observateur. Les gens sont de plus en plus pressés et les rues sont de moins en moins grandes pour supporter la marée de voitures. De la bouche d’un ado de 17 ans, c’est peut-être dérisoire, mais la trottinette n’est pas qu’une affaire d’adolescence. Le mouvement qui se met en marche actuellement promet la trottinette comme le moyen de déplacement du futur.

Un appareil économique

Je vous ai initialement  comment mon engagement écologique a scellé mon amour pour la trottinette. Certaines personnes associent très facilement l’écologie à de la cherté. Déjà, qu’en grande surface, les produits Bio coutent deux fois plus chers que les autres, le discours écologique laisse de nombreuses personnes perplexes. Attendez de lire mon argumentaire.

La course à l’automobile et la concurrence des constructeurs a créé une véritable enchère autour des voitures de luxe. En plus des coûts d’achats exorbitants, même en occasion, il faut compter les équipements disponibles en option qui font gonfler la note. Outre l’assurance qui va de quelques centaines d’euros à près de 2.000€ selon les modèles, il y a aussi le coût de l’entretien et les frais de réparation. En tout, vous vous retrouvez à un budget de plusieurs milliers d’euros chaque année. Ah ! J’oubliais le carburant. Entre  5 et 15 litres/100km selon les modèles, ce n’est pas de la tarte.

Par contre, une trottinette vaudra un investissement de départ de 850 à 1500€ pour les modèles grand public. Les plus performants ou les modèles personnalisés peuvent faire monter les enchères. Mais une fois que vous l’avez, il vous suffira de le recharger sur secteur. Quant à l’entretien, il s’agit de simples visites de routine pour vérifier si tout va bien. Les pôles de dépenses concerneront peut-être le changement de batteries à raison d’une fois tous les 2 ans selon le modèle.

Un appareil qui vous donne de l’autonomie

À condition d’avoir oublié de le recharger la veille, votre trottinette ne risquera pas de vous lâcher à cause d’une panne mécanique. Autant que le vélo, la trottinette vous donne une longueur d’avance. En plus de vous permettre d’anticiper, il vous fait gagner du temps.

Je me rappelle encore quand j’étais plus jeune et que je n’avais pas encore mon vélo. Ma mère devait nous déposer tous les trois à l’école. Vu que nous vivions en plein centre-ville, il fallait partir à 7h15 de la maison pour espérer arriver à l’école avant 8h. J’entendais mes parents discuter de leurs difficultés à se rendre au boulot ou à en revenir  à cause de la circulation.

Une trottinette est un appareil dont la morphologie permet au conducteur de se faufiler entre les voitures. Quand je dois faire un tour chez mon copain Tony le samedi après-midi, et que la circulation est bondée, je rigole en voyant les automobilistes s’impatienter à leurs volants pendant que je passe tranquillement. Au bout d’un peu plus d’une dizaine de minutes, je parcours 4 à 5 km.

Par ailleurs, les modèles se perfectionnent de plus en plus et deviennent très tendance. Le récent modèle Luggage 2 de Micro propose une valise installée à l’avant. Alors, vous vous décidez ou pas ?

La trottinette pour garder la ligne : vérité ou affabulation

trottinette forme

Étant moi-même propriétaire d’une trottinette, j’ai pu constater les nombreux atouts que les campagnes publicitaires collent à cet appareil. Elle est réellement économique, rapide, pratique pour les rues embouteillées et surtout, elle est écologique, puisque fonctionnant avec un moteur et une batterie rechargeable au courant. La trottinette est même utilisée comme nouveau moyen de déplacement professionnel pour les personnes spécialisées en livraison. Les stars en ont fait leur joujou préféré. Mais, ce que personne ne met réellement en lumière, ce sont les effets de la trottinette sur la santé.

Le travail des jambes et des fesses

Ça parait tellement dérisoire et peu évident que le sujet est carrément occulté. Pourtant, quand on y pense bien, la trottinette est un engin qui sollicite les jambes. Elle a beau être électrique, sa conduite exige la posture debout. Les mouvements sont instigués par le corps du passager et surtout la direction est donnée par ses jambes. La machine ne fait que suivre la cadence.

Dans ces conditions, le travail sur les jambes est énorme. Puisque je roulais déjà  à vélo depuis mes 7 ans, j’avais développé une carrure forte et des jambes fermes. Alors, quand je me suis mis à la trottinette, je n’ai pas vraiment fait attention à ce détail jusqu’à ce que mes copains dans les vestiaires me fassent la remarque. Mes jambes avaient pris plus de fermeté. Pourtant sur la balance, j’avais pris quelques grammes. J’ai compris plus tard que c’était en muscle.

Si mes jambes s’affermissaient, c’était parce qu’à force de pédaler pour pousser la trottinette, je les faisais travailler. À leur tour, elles entrainaient mes fesses. À 17 ans, on aime avoir la cote auprès des filles et pour ça, la carrure compte beaucoup. Ceux qui pensent qu’à cet âge, la trottinette fait trop « enfant », ils devraient me voir en jeans. En plus, je n’étais même pas au bout de mes surprises.

Le reste du corps

Ayant remarqué l’effet de ce tout petit appareil sur mes jambes, ça m’encourageait à l’utiliser. Le trajet « maison-lycée » n’était plus le seul que je faisais en trottinette. Pour me rendre chez des copains, assister à des fêtes, acheter au magasin du coin, je ne quittais plus mon appareil. J’avais la motivation nécessaire pour garder la forme.

Au bout de quelques mois d’utilisation, les résultats étaient là. Ce n’était surement pas pareil que de se rendre en salle de gym ou de courir à vélo, mais j’ai senti un certain changement dans le renforcement des muscles du bras. Je devais tenir le guidon et diriger la trottinette. Ce qui a eu pour mérite de renforcer mes muscles à ce niveau.

De plus, mon dos, lui aussi, a retrouvé une posture plus athlétique. À force de passer près d’une heure minimum par jour sur cet appareil en station « debout », mon dos a dû se faire une raison.

En somme, si vous vous attendez à un changement drastique, vous serez très vite déçu. Mais l’incidence sur le corps est bien réelle, bien qu’elle soit minime.